Si un traitement simple (absence d’une à trois dents) peut se dérouler sur trois à quatre mois, un traitement plus complexe peut parfois s’étaler sur plusieurs mois, voire davantage s’il faut reconstruire certains secteurs édentés, notamment grâce à des greffes osseuses, ou si un problème bactérien doit être traité préalablement à la chirurgie.
Un examen clinique complet de la bouche du patient, ainsi que des radiographies vont permettre au praticien d’apprécier la faisabilité du traitement.
Un scanner est parfois demandé, notamment dans les cas complexes ; il ne doit pas être systématique.
Un examen au laboratoire de prothèses (à partir de moulages) permettra au praticien de choisir la situation idéale des implants pour respecter l’équilibre de la future prothèse et l’esthétique.
Le milieu buccal présente une flore bactérienne très variée.
Toute perturbation de cette flore entraînera un déséquilibre qui peut se traduire par l’apparition de troubles infectieux qui seront mis en évidence par le microscope.
La présence d’une infection aigüe ou chronique est un critère d’exclusion pour la chirurgie implantaire.
La meilleure chance de succès se fera par un retour à une flore équilibrée garante de la santé gingivale où la pose d’un implant dentaire sera effectuée dans un environnement sain.
Souvent les dents restantes servent de réservoir de bactéries pour la colonisation des implants par celles-ci.
On ne posera donc jamais d’implant tant que la flore bactérienne ne sera pas saine et donc contrôlée.
Une prémédication préventive est généralement prescrite. L’intervention doit se dérouler dans un cabinet spécialement aménagé pour pratiquer la chirurgie ou dans un « bloc de chirurgie » compte tenu du respect de l’asepsie.
La propreté de l’intervention et l’utilisation de matériels jetables nécessaires à ce type d’interventions sont autant de facteurs garants de sa réussite.
En général, l’intervention, si elle est simple, est pratiquée sous anesthésie locale.
Des interventions plus complexes peuvent être réalisées en ajoutant à l’anesthésie locale une sédation.
D’autres interventions doivent être pratiquées en milieu hospitalier ou clinique sous anesthésie générale.
Les douleurs pendant l’intervention sont totalement inexistantes. Une gêne et parfois un léger œdème peuvent de temps à autre apparaître dans les jours suivant l’intervention.
Les implants seront ensuite laissés sans stimulation mécanique pendant deux ou trois mois en fonction du type d’os. Pendant cette période, les cellules osseuses du patient vont cicatriser contre l’implant et le solidariser parfaitement à la mâchoire.
Durant toute la période de cicatrisation, le patient porte une prothèse provisoire fixée aux dents restantes (si cela est possible) ou une prothèse amovible. Ces prothèses provisoires permettent une vie sociale normale.
Dans certains cas bien précis, les prothèses provisoires fixées immédiatement aux implants après la chirurgie peuvent être réalisées (on parle alors de mise en charge immédiate, notamment chez l’édenté total d’un maxillaire).
Après avoir respecté une période de cicatrisation, la future prothèse pourra être fixée aux implants.
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